Monthly Archives: avril 2019

3 fonctions d’Invision qui mériteraient d’être plus connues

Design system, moodboard, création de maquette avec Studio… Invision est devenue une plateforme complète. Voici pourtant trois fonctions que vous avez peut‐être manqué.

Visite guidée

Quoi : Guide le visiteur à travers une suite de commentaires. Cliquer sur Suivant l’emmène au prochain commentaire, même dans une autre page.

Pourquoi : Le visiteur découvre la maquette de manière contrôlée, avec des explications en contexte. Parfait pour les clients qui veulent voir la maquette avant une réunion et qui ne liraient jamais un mail d’argumentaire.

Comment : Ajouter un commentaire et changer son type en cliquant en haut à gauche du panneau (cf. screenshot).

ajout d'une étape de visite guidée


Export local

Quoi : exporter vos maquettes en version HTML. Conserve les interactions.

Pourquoi : Pratique pour les présentations ou tests utilisateur dans un endroit sans réseau, ou pour faire un backup.

Pour y accéder : accueil du projet > points de suspension à droite de la barre de menu > Download prototype > choisir ZIP.

Démonstration :

Démonstration d'accès à la fonction d'export

gestion de projet

Vite ! A quoi sert le rond bleu en bas en à droite quand vous consultez une maquette ?

Screenshot de la barre d'outils en bas de l'écran quand on visualise une maquette dans Invision

C’est assez discret mais cela correspond au statut de l’écran. Invision possède en effet un système assez complet de gestion de projet. De base cela permet d’assigner un statut à une maquette (en attente, en cours, validé, etc.) et de changer de changer en changeant la maquette de colonne.

S’y ajoutent des fonctions plus avancées. on peut notamment associer échéance, personne et tâches à chaque maquette.

Screenshot des colonnes de statut de maquettes dans Invision

Plus de détails ici

Protocoles, normes, infrastructures : la main invisible de Google

Plusieurs journalistes ont raconté leurs périples pour se passer des géants américains du numérique (chez Motherboard, chez Gizmodo). Conclusion : c’est compliqué, tant ils sont omniprésents. Par exemple, Amazon (via AWS) c’est un tiers de l’infonuagique.

Je vais décrire quelque chose d’à la fois similaire et différent :

  • D’abord, comment on peut passer la journée sans quitter l’univers Google – avec des degrés de probabilité variable suivant les étapes : les productions Youtube n’ont pas la même prégnance que Youtube lui‐même.
  • Ensuite, comment cet univers n’est pas seulement constitué des offres qu’il propose et des filiales qu’il possède, mais aussi des langages, normes, et protocoles invisibles sur lesquelles il a un large contrôle.
Chromebook

1. J’ouvre mon ordinateur Google.

Logo OS Fuschia

2. Bientôt, j’allumerai un système d’exploitation intégralement créé par Google.

Logo language Dart

3. Je lance une application de mail codée dans un langage créé par Google.

Logo AMP pour Email

4. J’ouvre un message affiché dans un sous‐langage contrôlé par Google.

Logo format d'image Webp

5. Je clique sur une image, qui est dans un format contrôlé par Google.

Logo protocole QUIC

6. Pour ouvrir la page, une requête est envoyée dans un protocole contrôlé par Google.

Logo Google DNS

7. L’URL de la page est traduite en IP avec un annuaire contrôlé par Google.

Carte du cable sous-marin FASTER

8. Les donnée sont transmises par un cable sous‐marin en partie contrôlé par Google.

9. L’intégrité de la page est garantie par un certificat de sécurité racine délivré par Google.

Logo Google Cloud Platform

10. La page est hébergée chez Google.

Logo Youtube Red

11. J’arrive sur une plateforme de vidéo et regarde une série produite par Google.

Logo Widevine

12. Je ne peux pas télécharger la vidéo à cause d’un DRM géré par Google.

galerie de matériel Google

13. Mon assistant Google Home m’envoie une alerte d’une caméra Google connectée à une borne wifi Google.

Mascotte Android en cag

14. Pour en savoir plus, j’ouvre mon téléphone Google et son système d’exploitation contrôlé par Google.

Langage Kotlin

15. J’ouvre l’application couplée à la caméra, créée dans un langage (encore un) contrôlé par Google.

Et cetera et cetera. Je n’ai pas inclus l’offre d’accès à Internet Google Fiber puisqu’elle est en pause.