Observatoire des utilisabilités : le texte tronqué

C’est agaçant quand une inter­face à base de tableaux ou de grille tronque les libellés, les rendant incom­pré­hen­sibles. Dans les exemples suivants (respec­ti­ve­ment Vimeo et l’iTunes Store), beau­coup d’im­por­tance est accordée aux images alors qu’elles ne sont guère infor­ma­tives. La grille est telle­ment contrai­gnante que les liens sont faci­le­ment trop longs et se retrouvent large­ment tron­qués. Il faut donc passer la souris sur chacun d’entre eux pour avoir une info­bulle et comprendre de quoi parlent les confé­rences. Non mais fran­che­ment.

Usability fail : Vimeo
Usability fail : Vimeo

Usability fail : iTunes
Usability fail : iTunes

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Attention, commentaires

  1. Cédric

    Ah ça, c’est inté­res­sant car je suis actuel­le­ment confronté à ce problème dans mon design. Le souci c’est que si je ne tronque pas, tout part à vau l’eau … que faire ?

  2. Baptiste

    Je sais pas trop. J’avoue que le diag­nostic était la partie facile.

    Une chose qui peut faci­le­ment améliorer les choses, c’est d’avoir une nomen­cla­ture adaptée au contexte de la page. Par exemple il y a des podcasts qui répètent pour chaque épisode quasi­ment toutes les infor­ma­tions. Du coup ça donne souvent pour chaque lien quelque chose comme « Nom de l’émis­sion – nom du présen­ta­teur – date – et enfin sujet de l’épi­sode », alors que ces infor­ma­tions sont dispo­nibles ailleurs dans la page. On voit ça dans l’exemple des TED plus haut : le nom des confé­ren­ciers est en doublon.

    Du point de l’in­ter­face, encore une fois je ne sais pas trop. Youtube aussi bien que Vimeo ont un mode « liste », souvent plus adapté que le mode « grille ». Il pour­rait être plus mis en avant, voire activé auto­ma­ti­que­ment si trop de texte est trop tronqué (bon ce serait doute étrange). Je ne sais pas si sur Youtube, le créa­teur d’une chaine peut changer l’af­fi­chage par défaut.

  3. fvsch

    Pour le texte tronqué, il peut servir de garde-fou pour des excep­tions (texte trop long car ne respec­tant pas des direc­tives édito­riales, par exemple), mais s’il devient un méca­nisme systé­ma­tique et pertur­bant ou frus­trant pour l’utilisateur c’est effec­ti­ve­ment qu’il y a un problème. Il faut peut-être aussi se poser la ques­tion de la perti­nence des images d’aperçu, des grilles strictes…

    Le problème soulevé n’est pas tant celui du texte tronqué que celui de l’inadéquation entre un design, le contenu réel qu’il est censé présenter et les besoins ou attentes des utili­sa­teurs. Comme toujours, les solu­tions ne peuvent être consi­dé­rées qu’au cas par cas. :) Plutôt qu’une adhé­sion simple à des design patterns éprouvés pour des contenus diffé­rents, ou déjà problé­ma­tiques lorsqu’utilisés ailleurs, travailler à partir des contenus que l’on a réel­le­ment et proposer une inter­face qui corres­ponde à ces contenus.

  4. Baptiste

    Oui. Ne me lance pas sur l’uti­li­sa­tion aveugle des patrons à la mode (PINTEREST ALL THE THINGS§§). Mais c’est parfois la quadra­ture du cercle : trop rigide et on étouffe la variété des contenus, pas assez rigide et c’est le chaos. Par exemple je ne critique pas les choix initiaux de Youtube, mais de n’être pas allé vers plus de granu­la­rité et de person­na­li­sa­tion au fur et à mesure de l’évo­lu­tion du site.

  5. Cédric

    Voui voui voui …

    Bien d’ac­cord avec tout ce qui a été dit.

    Bon sauf l’as­pect person­na­li­sa­tion que je trouve discu­table … Mais ça, c’est un biais tout personnel peut-être : je préfè­re­rais souvent que des produits misent sur une bell API bien stan­dar­disée qui permettent l’ex­ploi­ta­tion des flux sur un client au choix plutôt que sur les possi­bi­lité de person­na­li­sa­tion d’une inter­face proprié­taire exclu­sive (exem­pla­rité du futur défunt Google Reader en la matière) … Mais passons c’est une autre histoire.

    Concernant Youtube, leur client iPad est plutôt conve­nable, je trouve. C’est un mode liste par défaut, image à droite, titre en gros, méta­don­nées en petit, pas (trop) d’in­for­ma­tion super­flue.

    Tronquer pour l’ex­cep­tion, j’ap­prouve. C’est comme ça que je gère mon cas d’ailleurs (sauvé). Pour le design adapté au contenu aussi, bien évidem­ment.

    Aussi, fonda­mental, penser quoi affi­cher avant d’af­fi­cher tout et n’im­porte quoi, c’est au cœur du compromis design-contenu et pour­rait parfois éviter bien des désa­gré­ment visuels. Pour reprendre l’exemple TED : la récur­rence du « TED » lui même, et du nom de l’in­ter­ve­nant, fran­che­ment … Gaspille de l’es­pace visuel et génère de la confu­sion ; vrai­ment pas bon.

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