Mon blog : rétrospective critique d’un parcours banal

Je suis tom­bé sur de vieilles cap­tures d’écran du blog et c’est assez drôle. Il a en effet connu des évo­lu­tions for­melles assez dras­tiques, ce qui est un euphé­misme pour dire qu’il a été bien moche. J’y vois un par­cours assez typique de beau­coup d’apprentis desi­gners, avec l’échelle de pro­gres­sion sui­vante.

Niveau 1 : pas de desi­gn. Je vou­lais sur­tout ouvrir un blog donc j’ai rapi­de­ment trou­vé un thème tout fait. Bien sûr, choi­sir un thème est déjà une déci­sion esthé­tique, mais je n’ai pas mis les mains dans le cam­bouis ni rien créé à pro­pre­ment par­ler.

Circa 2012
Niveau 1, cir­ca 2012

Niveau 2 : Design déco­ra­tif. Je décou­vrais le poten­tiel du CSS, ne vou­lais pas avoir un blog-de-designer tout blanc et me fichais de sup­por­ter de vieux navi­ga­teurs, donc j’ai eu la main lourde sur les effets. Ombres, gra­dients et tex­tures à tous les étages.

Niveau 2, circa 2013
Niveau 2, cir­ca 2013

Niveau 2.1 :

Circa 2013
Niveau 2.1, cir­ca 2013

Niveau 3 : Design hié­ra­tique. Une approche mini­ma­liste, fon­dée sur le conte­nu, avec du texte fort et sou­vent cen­tré. Le résul­tat est impo­sant, manque de sou­plesse et fina­le­ment n’est guère plus sub­til que le niveau pré­cé­dent. C’est sim­ple­ment une autre esthé­tique et une palette d’effets dif­fé­rents. Sans comp­ter qu’on tombe dans le blog à l’élégance géné­rique que je vou­lais évi­ter.

Niveau 3, printemps 2013
Niveau 3, prin­temps 2014

Pour un arché­type du desi­gn hié­ra­tique, allez voir le blog de Information Architects. Y a pas pho­to, c’est moins tris­toune et beau­coup plus réus­si que le mien, mais il y a un coté « Déclaration des droits de l’homme dans ta face » un peu étouf­fant.

Niveau 3.1 :

Aout 2014
Niveau 3.1, aout 2014

Deux réflexions en guise de conclu­sion : cette échelle impro­vi­sée ne s’arrête évi­dem­ment pas là. Le mini­ma­lisme est salu­taire pour faire quelque chose de cor­rect sans trop d’efforts ni de risques d’erreur, mais c’est aus­si un style dif­fi­cile à per­fec­tion­ner, avec une grande marge de pro­gres­sion. Par ailleurs, tout le monde ne se recon­nai­tra pas dans cette échelle. Bravo à ceux qui ont eu un goût sûr plus tôt que moi. Un autre par­cours cou­rant pour­rait être orien­té sur l’architecture de l’information et autour de la mai­trise de la pro­li­fé­ra­tion du conte­nu (chose que je com­mence seule­ment à décou­vrir). Bref, y a encore du bou­lot.